La Petite Dorrit, la direction artistique de James Merifield

La Petite Dorrit est un roman fleuve de Charles Dickens qui se déroule dans la seconde moitié du dix-neuvième de l’Angleterre victorienne. Une critique sociale du pouvoir de l’argent, de l’administration et des hypocrisies de l’époque. On y suit les aventures d’Amy Dorrit et Arthur Clenman pris dans les affres de la richesse et de la pauvreté, des secrets de famille, de l’amour et des retournements de situation.

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La petite Dorrit est également une mini série de 8 épisodes produite par la BBC et diffusée en 2008, qui a glanée pas moins de 7 Emmy Awards, et fait un carton à la télé britannique. Ce qui n’est pas étonnant car La petite Dorrit est une série qui déchire sa mère, et qui par chance, passe en ce moment le mercredi soir sur Arte. Alors bien sur Dickens n’est pas un nain de la littérature, le scénariste (Andrew Davies)est le champion de l’adaptation du drame victorien romantique, la réalisatrice (Dearbhla Walsh) n’est pas manchote, les comédiens (Claire Foy (Amy Dorrit), Matthew Macfadyen (Arthur Clennam)) sont beaux et brillants. Mais mieux encore, la direction artistique est une tuerie. Comme d’hab’, vous aurez bien du mal à trouver le nom du chef déco ; pourtant la petite Dorrit lui doit beaucoup : James Merifield est diplômé de la Slade School of fine art* de Londres. Il a démarrer sa carrière en bossant pour Ken Russel (connu entre autre pour être le réalisateur de Tommy des Who) sur une adaptation de Lady Chatterley pour la BBC. Pur produit de la culture britannique, il marque de sa patte des adaptations tirées ou inspirées de  Jane Austen  (Sense and Sensibility, Austenland) et propose une vision très marquée des œuvres pour lesquelles il travaille : Brighton Rocks, The Deep Blue Sea, the Walker. Car James Merifield apporte aux films ce que les gars du marketing appellent une valeur ajoutée. En d’autres termes, une vraie direction artistique.

En bref, je ne saurai trop vous conseiller de regarder La Petite Dorrit tous les mercredis soirs sur Arte (en replay sur Internet : Arte.tv) pour mesurer tout le talent de James Merifield : pour sa vision sombre, décrépie et poétique d’un Londres absurde et brutal, dans l’hypocrite Angleterre victorienne.

aus1[1] Le décor girly d’Austenland, un film de Jerusha Hess avec Keri Russell, JJ Feild

le décor d’Austen le

imagesWPEFPO3YBrighton Rocks, un film de Rowan Joffe avec Sam Riley, Andrea Riseborough

* http://www.ucl.ac.uk/slade/

Pour en savoir plus sur James Merifield : http://www.jamesmerifield.com/

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